
Ce qui est flippant dans les villes, c'est qu'on a beau croiser des gens, en fin de compte c'est comme si on ne croisait personne. Les gens se regardent sans se regarder. Dans le tram par exemple, les regards s'évitent, cherchant absolument un endroit vide là où il n'y a jamais personne.
Faites l'expérience, allez en queue de tram, il y a du spectacle. C'est dingue la façon dont les gens s'esquivent, au point même d'échapper aux reflets sur la vitre de son voisin d'en face.
Ce qui est moins drôle, c'est lorsque les gens ferment carrément les yeux. Un soir, dans le métro parisien, un truc attire mon attention. Des gens faisaient presque du saut en longueur pour pouvoir entrer et sortir. J'ai vite compris qu'il y avait un type gisant à terre, loin de ressembler à un clodo. Il aurait pu crever là, personne ne s'en inquiéterait --il était noir, tu m'étonnes--. Le plus important était de ne surtout pas rater le métro pour être à temps devant la téloche à regarder son émission de merde, quitte à se détruire l'entre jambe. En sortant, je l'ai signalé au guichet. Je me demande toujours ce que ce type avait.
Ça me rappelle ce petit indien venant d'un village non loin du Népal, que beaucoup d'occidentaux décriraient par pure ignorance comme « le trou du cul du monde » Je ne me souviens plus de son nom, mais il pleurait. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi les gens, chez nous, étaient aussi froids. Chialer pour ça, peut paraître excessif, mais mettez vous une seconde à sa place. Pour lui, c'est passer d'un univers à un autre. Et je ne parle pas ici de culture, mais bien de contact. On est pourtant tous les mêmes. Mais comme a dit Confucius un jour : "La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents". Faut croire que dans nos contrées cette vie n'est vraiment pas saine...
Faites l'expérience, allez en queue de tram, il y a du spectacle. C'est dingue la façon dont les gens s'esquivent, au point même d'échapper aux reflets sur la vitre de son voisin d'en face.
Ce qui est moins drôle, c'est lorsque les gens ferment carrément les yeux. Un soir, dans le métro parisien, un truc attire mon attention. Des gens faisaient presque du saut en longueur pour pouvoir entrer et sortir. J'ai vite compris qu'il y avait un type gisant à terre, loin de ressembler à un clodo. Il aurait pu crever là, personne ne s'en inquiéterait --il était noir, tu m'étonnes--. Le plus important était de ne surtout pas rater le métro pour être à temps devant la téloche à regarder son émission de merde, quitte à se détruire l'entre jambe. En sortant, je l'ai signalé au guichet. Je me demande toujours ce que ce type avait.
Ça me rappelle ce petit indien venant d'un village non loin du Népal, que beaucoup d'occidentaux décriraient par pure ignorance comme « le trou du cul du monde » Je ne me souviens plus de son nom, mais il pleurait. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi les gens, chez nous, étaient aussi froids. Chialer pour ça, peut paraître excessif, mais mettez vous une seconde à sa place. Pour lui, c'est passer d'un univers à un autre. Et je ne parle pas ici de culture, mais bien de contact. On est pourtant tous les mêmes. Mais comme a dit Confucius un jour : "La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents". Faut croire que dans nos contrées cette vie n'est vraiment pas saine...
